A review of Mehdi Farajpour’s performance in the Galerie Le Confort des Etranges, Toulouse, France.

22/07/2012 § Leave a comment

ImageWe all huddled into the room of the gallery, it was dark and we became aware of ourselves in space.  We all crowded around the fenced off area waiting expectantly for Mehdi Farajpour to arrive.  The space left empty was lit by a projection of Medhi on the back wall.  It was of him sitting on a bench with a birdcage. After a few pregnant moments he arrived in white with a birdcage on his head and a live bird chirping in the cage next to his head.  He moved slowly through the crowd in a balletic way.  He delicately entered the cordoned off space through the hazard warning tape.  His movements were precise.  There was no sound.  The energy was electric.

Proches les uns des autres, nous étions nombreux  dans la salle d’exposition et dans l’obscurité, nous avons pris conscience de nous-mêmes, dans cet espace.  Nous pressant autour de la zone délimitée par des rubans dont usent la police et la voirie, tendus entre les poutres de bois de la galerie,  nous avons aussi pris conscience d’attendre Mehdi Farajpour, le performer.

L’espace laissé vide s’est éclairé par la projection d’une image fixe de Medhi, assis sur un banc urbain, et la tête prise dans une cage à oiseaux.

Après quelques instants pleins de notre questionnement,  il est, lui-même, arrivé, vêtu sobrement de blanc, coiffé de la cage à oiseaux  avec un oiseau vivant qui piaillait en tentant d’éviter sa tête.

Très chorégraphiquement, en mouvements mesurés des bras et tendant les jambes l’une après l’autre comme pour le geste le plus essentiel, il se déplaça lentement à travers la foule avant de délicatement pénétrer dans l’espace fermé. Il agissait aussi précisément que lentement. Le silence envahit l’espace où se percevait une énergie électrique.

He was comfortable in the space and moved around it slowly acknowledging the bird form time to time.  Then, as he moved from the back wall toward the fence, he began to become unsettled and push against the fence.  He moved further and further out into the huddled crowd, separating them to allow space for him to escape.  He pushed and pushed against the hazard tape until it eventually snapped and he was free.  He moved from the gallery out onto the street and with his back against the wall of the street he opened the birdcage door and let the bird go free.  They both were free.

Il se mouvait avec une aise assumée, lentement dans la prise de reconnaissance de l’oiseau comme forme du temps. Cependant, s’éloignant de la paroi de projection de  son image avec oiseau, pour atteindre la limite marquée,  il commença des mouvements d’instabilité avant de s’approcher de l’assistance entassée, pour se frayer un passage. Il a, alors, tiré et tiré de son corps sans s’aider des mains- il dut se contorsionner, se tendre, forcer – contre la bande, jusqu’à ce qu’elle se cassât: il était libre.

Il sortit dans la rue, alors que nous le suivions d’abord seulement des yeux à travers la vitrine, avant de l’y rejoindre. Là, appuyé du dos contre le mur, il a ouvert la porte de la cage et laissé s’envoler l’oiseau. Liberté. Tous deux étaient libres.

Why performance?  Above all the artistic mediums the body is best a portraying the immediacy of the emotional state.  It makes us aware of the physicality and poignancy of the circumstances and allows us to transcend specific references and address a universal condition. Analyzing Mendhi’s movements we see the static image on the back wall as a metaphor for stillness and comfortableness in our surroundings perhaps trapped and comfortably numb to the possibility of change.  Therefore as Medhi moved towards his own image and matched it, there was a realization that the static was giving way to the movement of change.  A realization of being trapped and a need to free oneself from this condition.  The intensity at which he pushed against the barrier was raw; his need to escape was urgent and real.

Pourquoi la performance? Parce que, parmi tous les médiums artistiques, le corps est le meilleur  pour  dépeindre l’immédiateté d’un état émotionnel.  Il nous fait prendre conscience de la matérialité et  de la prégnance des circonstances et nous aide à dépasser les référents restreints pour penser à la condition universelle.

En analysant les mouvements de Mehdi, nous comprenons l’image fixe sur le mur du fond comme une métaphore de l’immobilité et de la position inconfortable subies dans notre environnement,  peut-être pris au piège et sans nulle possibilité de changement. C’est pourquoi, comme Medhi se déplaçait vers sa propre image, et l’atteignit, il provoqua la prise de conscience que le statique peut céder face au mouvement, au changement. Une prise de conscience de notre emprisonnement  et de la nécessité de se libérer soi- même de cette condition. L’intensité avec laquelle il poussa,  contre la force d’inertie du mur était rude, crue tant sa nécessité de s’échapper était urgente et réelle.

The performance shows Mehdi artistic emotional condition and at the same time serves as a metaphor for conflict.  As a viewer I had an immediate reaction at the time of experiencing the performance and also a delayed imaginative and thoughtful response afterwards, which shows the quality and reflective nature of  his performance.

Why the bird?  For me the bird represents flight, and the acknowledgement that its survival depends on claiming territories and defending turf.  The drive propelling a tiny bird is like the drive that propels a person to fight their enemies, to defend their territory or to free themselves.  Mehdi did not use many birds but chose to use one, bringing the battle and metaphor of fight and flight to human dimensions.

Cependant, l’état émotionnel et artistique liés que la performance  produisit en Medhi peut se lire comme une métaphore de conflit.

En tant que spectatrice, j’ai eu une réaction immédiate au moment du partage de cette expérience de la performance mais aussi une réponse différée réfléchie par la suite, preuve de la qualité et de la nature réflexive de sa performance.
Pourquoi l’oiseau? Pour moi, l’oiseau représente le vol et la reconnaissance de ce que sa survie dépend de la revendication et de la défense des  « territoires du gazon ». Propulser  ainsi un petit oiseau est comme propulser quelqu’un pour combattre ses ennemis, pour défendre son territoire ou se libérer.

Mehdi n’a pas pris de  nombreux oiseaux mais seulement un, ce qui entraîne la métaphore de la lutte et de la fuite à la dimension humaine.

Dans sa performance, Mehdi donne forme à  de telles idées avec l’emprunt de  symboles anciens de la danse, l’oiseau, la barrière, la porte ouverte. Ces images aident à transposer une réalité que nous pensons juste au centre de l’expérience et de la pensée. Elles attisent les émotions, elles dépassent le temps, excitent l’imagination et sont porteuses d’idées à travers les cultures.

Pour moi, l’oiseau et le dépassement joyeux s’y associent pleinement. L’oiseau comme image de la liberté et de la vitesse, toujours en mesure de s’orienter lui-même jusqu’à son nid.

Avec un oiseau pris au piège, Medhi parle aussi des mensonges qui piègent, et emprisonnent dans la confusion, incapables de revenir  nous –mêmes,  à la réalité, parce que nous sommes des messagers aveugles de la tourmente.
L’oiseau et l’homme ont en commun, la  lutte pour l’existence et simultanément l’expérience de la fragilité de l’être.

Through his performance, Mehdi gives form to these ideas through use of ancient symbols of dance, the bird, the barrier, the open door.  These symbols help the to convey a reality that take us right to the centre of experience and thought.  They stir up the emotions, they transcend time, excite the imagination and are senders of messages across cultures.  For me there is a huge association between the bird and joyful transcendence.  The bird is a symbol of freedom and speed who is  always able to orientate themselves home.  By using a trapped bird Mehdi also speaks of the treacheries of being trapped in confusion and unable to orientate ourselves back to reality, we are blinded messengers of turmoil.

What the bird and human have in common is a shared struggle for existence and both experience the fragility of being.

An excellent performance.

Mehdi Farajpour à la Galerie Le Confort des Etranges. by Trisha McCrae, Artist & Filmmaker

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You are currently reading A review of Mehdi Farajpour’s performance in the Galerie Le Confort des Etranges, Toulouse, France. at Trisha McCrae.

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